sábado, 19 de diciembre de 2009

Le dessin du jour varié

Le dessin du jour sur Sarkozy


Le dessin du jour sur la main au foot en France


Le dessin du jour sur le climat


Le dessin du jour sur l'agression a Berlusconi


Les dessins du jour par Ali Dilem

Ali Dilem

Caricaturiste n’est pas un métier facile en Algérie. Dilem passe presque plus de temps sur les bancs du Palais de justice d’Alger que le crayon à la main. À ce jour, il cumule une cinquantaine de procès en diffamation intentés par les autorités et neuf années de prison, sans compter de nombreuses amendes. Mais le dessinateur préfère publier quitte à en payer le prix plutôt que de se plier à la censure.

Menacé par des groupes islamistes durant la guerre civile (1990-1998), il est en 2004 condamné à mort par une fatwa lancée dans toutes les mosquées algériennes. Enfin en 2001 ont été ajoutés au Code pénal algérien des amendements surnommés « amendements Dilem », qui prévoient une série de mesures allant jusqu’à la peine de prison ferme (de deux mois à un an) contre des journalistes qui offenseraient le président de la République ou les grands corps d’État (armée, justice…)

Ali Dilem est né le 29 juin 1967 de parents kabyles à El-Harrach, dans la banlieue d’Alger. Il vit aujourd’hui dans la capitale algérienne.

Diplômé de l’Institut national des beaux-arts d’Alger, il démarre sa carrière en 1989 à l’hebdomadaire communiste Alger Républicain. Aujourd’hui ce fou de travail depuis 2001 pour TV5Monde, la chaîne de télévision francophone internationale.

Dilem est une véritable star en Algérie. Son humour souvent très noir et son irrévérence sont uniques. Il n’a aucun tabou : le président algérien, les généraux, les fanatiques islamistes, les femmes... Son regard sur l’actualité mondiale est aussi terriblement incisif : les valeurs de Dilem sont claires, pour les droits de l’Homme et la liberté d’expression, contre tous les extrémismes et les dictatures.

Innocenté par l'ADN après 35 ans de prison

James Bain avait été condamné en 1974 par un tribunal de Floride pour le viol d'un enfant. Il vient d'être libéré.

Après avoir passé trente-cinq ans derrière les barreaux pour un crime qu'il a toujours nié, James Bain est enfin libre. En 1974, un tribunal américain l'avait condamné à la prison à perpétuité pour l'enlèvement et le viol d'un enfant. Après plusieurs tentatives infructueuses, la justice de Floride a accédé à sa demande d'une expertise ADN, qui l'a finalement innocenté. «Je ne sens aucune rancœur», a-t-il déclaré jeudi à la presse. «Je rentre à la maison avec ma famille».

Agé de dix-neuf ans à l'époque des faits, Bain avait été condamné en grande partie grâce au témoignage de la victime de neuf ans qui l'avait reconnu parmi une série de photo présentée par les policiers, sans que l'on puisse savoir si le garçonnet avait été influencé d'une façon ou d'une autre par les enquêteurs. James Bain avait toujours nié les faits, expliquant qu'il regardait la télévision avec sa sœur jumelle au moment de l'agression, mais le jury ne l'avait pas cru.


Il doit sa libération à Innocence Project of Florida, une structure qui se bat contre les erreurs judiciaires. Depuis 2001, une loi de Floride permet de rouvrir des affaires pour pratiquer des analyses ADN. Au début de l'année, l'association reprend son dossier et parvient à obtenir les fameux tests qui lui avaient été refusés à plusieurs reprises. Des 245 condamnés que l'association a contribué à faire libérer, il est celui qui a passé le plus de temps en détention.

«Monsieur Bain, je vais signer cette ordonnance, vous êtes maintenant un homme libre», a déclaré le juge sous les applaudissements de la salle. A cinquante-quatre ans, il a utilisé pour la première fois un téléphone portable, pour annoncer la nouvelle à sa mère. Il percevra une indemnisation du gouvernement de 1,75 millions de dollars, 50.000 dollars pour chaque année passée en prison. Mais pour l'instant, ses rêves sont simples : du soda, du poulet frit, et peut-être, reprendre ses études.